Le kebab est généralement composé de viande grillée, servi dans du pain avec des crudités, éventuellement des frites et une sauce.

Son nom est basé sur un paradoxe. Le kebab, qui signifie « viande grillée » en turc, est aussi appelé « grec » alors que son origine n’a rien d’hellénique.

L'appellation « grec » est d'autant plus étonnante que le sandwich Kebab tel que nous le connaissons en Europe est effectivement une invention turque, ou plus précisément celle d'un immigré turc à Berlin, Mehmet Aygün, en 1971, dont la disparition au début de l'année a soulevé l'émotion parmi les hordes d'amateurs. Il existe en outre un terme grec, le « Gyros », pour désigner les kebabs. Difficile donc de retracer l'origine de l'appellation « grec » concernant les kebabs, même si on peut spéculer sur la confusion d'un client culturellement influent qui, se voyant servir un kebab par un restaurateur grec, a décidé de rendre hommage à la nationalité de l'artisan en répandant le terme « grec » à travers Paris.
Les consommateurs ont alors rapidement nommé ce nouveau produit « sandwich grec ». Cette ­erreur d’appellation s’est ensuite répandue dans le reste du pays, même si l’on utilise plus volontiers le mot « kebab » dans le sud de la France, et «döner» dans le Nord. Mais un peu comme le « pain au chocolat » et la « chocolatine », il y a toujours une guerre, notamment sur les réseaux sociaux, concernant cette appellation.
A noter, qu'à titre d'exemple, au Moyen-Orient et dans les pays du Maghreb et en Tunisie, on ne dit pas « grec », ni « kebab » mais « chawarma ». D'ailleurs, pour la petite histoire, en Grèce, on parle de pita (« pain »), de kebap ou de gyros (« tournant »).